Lors du décès et en fonction du choix du défunt, deux rites funéraires sont possibles, la crémation et l'inhumation. Il est possible d'organiser une cérémonie civile ou religieuse dans les deux cas. La crémation est de nos jours une pratique relativement courante en France.


QUE DIT LA LÉGISLATION ?

Selon la loi n°2008-1350 du 19 décembre 2008, la crémation est autorisée si elle est la volonté du défunt ou de ses proches. Le médecin doit aussi assurer qu'elle ne comporte aucun risque médico-légal. La crémation doit avoir lieu au moins 24 heures après le décès en France, dans un délai de six jours au maximum. Les proches du défunt sont libres de choisir l'entreprise de pompes funèbres. Celle-ci doit cependant être habilitée à pouvoir effectuer une crémation. Les cendres sont ensuite conservées dans une urne ou dispersées.


CONSERVER LES CENDRES DANS UNE URNE

Depuis cette loi, il n'est plus possible de conserver à domicile les urnes funéraires. Les cendres peuvent être gardées durant 1 an au crématorium ou dans un lieu de culte. Elles sont ensuite conservées dans un monument collectif spécifique, le columbarium. Sinon, l'urne peut être scellée sur un monument funéraire ou placée dans la sépulture familiale.

OÙ DISPERSER LES CENDRES?

Les cendres peuvent être dispersées dans des endroits aménagés, tel que le site cinéraire du cimetière, aussi connu sous le nom de « jardin du souvenir ». Si le défunt souhaitait que ses cendres soient dispersées en pleine nature, son vœu sera exaucé. Les cendres peuvent être répandues partout, dans la mer, en haut d'une montagne, en forêt... Il faut cependant s'assurer que celles-ci ne se retrouvent pas sur l'espace public. Une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt est nécessaire. Il n'est pas possible de disperser les cendres dans un jardin privé. Pour toute question ou hésitation, contactez vos pompes funèbres.